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Pourquoi nous refusons de nous associer aux actions du service culturel de l’ambassade de France.


Depuis 21 ans, nous avons soutenu les actions du service culturel de l’Ambassade de France en Biélorussie. Nous avons toujours eu les moyens et la volonté de faire avec nos élèves une tournée des écoles biélorusses pour y jouer gratuitement et y promouvoir la francophonie, en échange nos frais de déplacements nous étaient remboursés et nous étions remerciés par l’Ambassade pour notre travail. Cependant depuis l’arrivée d’Elsa Pignol au poste de conseiller culturel en juillet 2014, la situation a basculé.



Nous avons eu un entretien avec Mme Pignol en octobre 2014 pour établir avec elle le budget nécessaire pour l’année. Elle nous a répondu que la somme d’argent nécessaire serait difficile à réunir mais qu’elle nous recontacterait. Sans réponse définitive de sa part, notre association a tout de même reçu diverses sollicitations de la part du service culturel de l’Ambassade pour effectuer diverses actions conjointes en leur nom, qui ont été effectivement réalisées. Nous avons également entamé notre tournée des écoles en Biélorussie pour promouvoir la francophonie après les avoir informés en leur envoyant un planning prévisionnel de nos événements dès le 22 septembre 2014. Toutes ces missions ont été effectuées à nos frais en attendant de connaître le montant du budget annuel.



Ce n’est qu’en juillet 2015 que Mme Pignol nous a répondu que le budget de cette année serait nul, nous en avons donc déduit que nous ne serions pas remboursés pour toutes les actions que nous avions déjà menées jusque-là. De plus, ce même service n’a pas hésité à nous demander de publier le logo de leur sponsor Alpha-Bank sur nos supports de communication, mais n’a pas eu la courtoisie de s’acquitter de la somme dérisoire de 54 euros pour l’impression de ces flyers. En résumé, l’Ambassade nous a envoyé dans des écoles Biélorusses sans pouvoir trouver 4,5€ pour rembourser nos élèves qui ont dû eux-mêmes acheter leur billet de train pour promouvoir les actions de l’Ambassade pour qui ils n’ont aucun compte à rendre, et n’ont en aucun cas été remboursés ou remerciés.



Suite à cela, le service culturel a décidé de mettre en place une convention pour l’année scolaire 2015-2016. Une première version de cette convention nous a été présentée en février 2016 qui nous proposait une aide minime car insuffisante pour couvrir à elle seule nos frais de transport. Nous avons notifié l’Ambassade de ce point de désaccord, et après un échange de courriels entre Fabrice Carrey et Elsa Pignol, l’Ambassade nous a proposé une version finale de la convention le 17 mars 2016 qui ne comportait que des modifications de forme. Nous sommes entrés en résistance passive dans l’attente de la prise en compte de nos modestes demandes, et à notre grande surprise est survenue le 29 avril 2016 la notification publique de fin de coopération entre Demain le Printemps et l’Ambassade de France.



L’attitude de l’Ambassade de France en Biélorussie est non professionnelle et inappropriée. Nous nous sommes rendu compte que nous avions offert gratuitement depuis septembre 2014 des actions au Service Culturel sous la direction de la nouvelle responsable. Ces actions ne sont pas estimées à leur juste valeur car elles ne sont ni défrayées, ni remerciées. Dans la convention scandaleuse que ce service nous propose, nous devons intervenir 12 fois en leur nom dans 6 villes du Belarus en recevant une somme d’argent inférieure à nos dépenses les plus nécessaires.



Il est lamentable de s’étaler sur les réseaux sociaux au sujet d’un problème interne alors que nous envoyons à l’Ambassade des courriers auxquels nous n’avons reçu à présent aucune réponse. La notification de cette Ambassade est fausse car nous étions encore en partenariat le 29 avril 2016, et associer injustement le nom de Demain le Printemps à une tromperie est dégradant et honteux. Nous continuerons à représenter la France en Biélorussie mais pas un service qui exploite les ressources d’un pays dans le but de justifier ses actions auprès de ses supérieurs sans se soucier du développement du pays où ils travaillent. Dans l’attente de changement nous rentrons en résistance contre le service culture de l’Ambassade de France en Biélorussie. Nous cherchons de réels partenaires fiables qui pourraient nous aider à aller jouer dans les écoles francophones de Biélorussie.






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